Qui apparaît sur l'argent a toujours été un choix politique.
Une nouvelle guerre culturelle est apparue, non pas sur des statues ou des noms de rue, mais sur quelque chose de plus ordinaire et tous les jours, des billets de banque. Alors que la Banque d'Angleterre ouvre des suggestions publiques pour qui ou ce qui devrait apparaître sur les futurs conceptions de devises, certains commentateurs de droite ont répondu par indignation prévisible.
Parmi eux se trouve l'historien David Abulafia, qui, écrivant dans le TélégrapheRails contre ce qu'il considère comme l'influence rampante des valeurs «réveillées» sur les symboles nationaux.
La pièce d'Abulafia est lacée de sarcasme. Il se moque de l'idée que seuls les morts peuvent être nominés, ce qui suggère que cela rendra difficile la recherche de personnages historiques qui répondent aux normes d'aujourd'hui d'égalité, de diversité et d'inclusion. Il peint une image dystopique de personnages historiques mineurs, comme «le trompettiste noir des monarques Tudor», étant élevé sur les soi-disant «vrais» géants historiques comme Benjamin Disraeli. Il imagine des scènes militaires exclues par peur d'offenser les Français, les églises partageant l'espace avec les mosquées et les temples, et même le mur de Hadrien jugé problématique.
Abulafia termine sa pièce, en disant: «Les billets de banque, pour une bonne raison, ne peuvent pas être modifiés à un coup de main. Ce sont des symboles de la sécurité, de la stabilité et de la sécurité du système monétaire et non des déclarations de propagande sur une vision particulière de la société britannique.»
Cher ou cher, l'argument de l'historien ne tient pas vraiment. L'idée que les billets actuels sont apolitiques ou idéologiquement «neutres» sont absurdes. Qui apparaît sur l'argent a toujours été un choix politique. Des monarques aux premiers ministres en passant par les industriels, la monnaie britannique a constamment reflété les valeurs et les hiérarchies de son temps, souvent blanches, masculines et impériales. La mise à jour de ce symbolisme pour inclure un éventail plus large de figures ne consiste pas à effacer le passé, il s'agit de raconter une histoire plus complète et plus honnête de la Grande-Bretagne.
La pièce surplombe également le simple fait que la représentation est importante. Les symboles dans la vie publique, que ce soit sur les statues, dans les musées ou sur les billets, aident à façonner la façon dont nous nous voyons comme une nation. Ils envoient un message sur qui appartient, qui est valorisé et dont les contributions sont rappelées. Suggérer que cette conversation concerne la «propagande», c'est ignorer la puissance que ces images détiennent.
Vous penseriez, ou espérez-vous, un historien le saurait.
