Jordan Bardella, président du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national (RN), prendra la parole lors de la conférence du parti Reform UK à Birmingham en septembre.
Le parti, anciennement connu sous le nom de Front National, a été fondé par Jean Le Pen et est désormais dirigé par un célèbre homme politique d'extrême droite et sa fille, Marine Le Pen.
Une source haut placée du parti a confirmé l'histoire en disant que : « Jordan et Nigel s'entendent extrêmement bien, ils se sont liés autour de leurs intérêts politiques communs au cours d'un long déjeuner. Jordan a déjà promis publiquement qu'il modifierait la loi afin de permettre à Nigel de ramener les bateaux vers la France – ce sera une nouvelle aube pour l'Europe ».
Bardella devrait prendre la parole le vendredi de la conférence de trois jours, et ses remarques devraient se concentrer sur les prochaines élections et sur la façon dont les partis RN et réformiste travailleraient ensemble au pouvoir.
Marine Le Pen, la leader du RN, est actuellement la favorite pour remporter l'élection présidentielle de mai prochain. Ceci malgré le fait qu’une cour d’appel a confirmé cette semaine que Le Pen et d’autres membres du parti étaient coupables du détournement de plus de 300 000 euros de fonds européens.
Si Le Pen gagne, Bardella deviendra Premier ministre.
Bien que Farage ait rejeté à plusieurs reprises que le Parti réformé soit qualifié de parti d'extrême droite, la présence de Bardella à la conférence représente un autre exemple des liens du Parti réformé avec les partis nationalistes et d'extrême droite européens.
Le RN a des politiques similaires à celles des Réformés dans certains domaines, notamment en matière de services sociaux tels que le logement et les soins médicaux non urgents, qu'il souhaite réserver aux seuls ressortissants français.
Il souhaite également mettre fin à la citoyenneté de naissance et exiger que les personnes nées de parents étrangers en fassent la demande.
Le parti a également fait pression pour que certains emplois sensibles du gouvernement et de la sécurité soient réservés aux seuls citoyens français, à l’exclusion des doubles nationaux.
