« Je ne peux pas croire qu’ils veulent un quatrième Premier ministre dans ce parlement. Mais nous vivons une époque étrange et dingue ».
De plus en plus de députés conservateurs de droite du parti ont envoyé des lettres de censure à l’égard de Rishi Sunak, avant une déclaration « imminente » de l’ancienne ministre de l’Intérieur Suella Braverman.
Signe de divisions croissantes entre les députés conservateurs et d’une révolte à droite du parti suite à la décision de Sunak de limoger Braverman le mois dernier, Robert Peston d’ITV a rapporté que « d’autres lettres de censure à l’égard de Rishi Sunak avaient été reçues de la part de députés conservateurs de droite ».
«Je ne peux pas croire qu’ils veulent un quatrième Premier ministre dans ce parlement. Mais nous vivons une époque bizarre et dingue », a-t-il ajouté.
Sunak est soumis à une pression croissante, les sondages montrant une avance constante de 20 points pour le Parti travailliste. Sa décision de limoger Braverman de son poste de ministre de l’Intérieur a provoqué la fureur au sein de la droite de son parti, surtout après qu’il ait ramené David Cameron au gouvernement en tant que ministre des Affaires étrangères.
Braverman avait fait un certain nombre de commentaires controversés et incendiaires avant son limogeage.
Quelques jours seulement avant son limogeage, elle avait été critiquée pour avoir attisé les tensions suite aux manifestations de l’Armistice et déclaré que la police favorisait les manifestants de gauche.
Elle a également été de plus en plus condamnée pour avoir alimenté la violence d’extrême droite après l’arrestation d’au moins 92 personnes opposées à une marche pro-palestinienne dans le centre de Londres le jour de l’armistice. Le ministre de l’Intérieur avait qualifié les manifestants pro-palestiniens de « marcheurs haineux » et avait accusé la police de partialité pour avoir laissé le rassemblement se dérouler dans un article du Times qui n’avait pas été approuvé par Downing Street.
La décision de Sunak de se placer à droite de son parti pourrait constituer le plus grand test de son mandat de Premier ministre.
Basit Mahmood est rédacteur en chef de Left Foot Forward
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