Pour un jeune homme déçu, aux prises avec la stagnation économique et l'apathie politique, le retour de Trump peut sembler une vision stimulante.
Ce fut une semaine sombre pour la politique, avec l'inauguration d'une seconde présidence Trump commandant les projecteurs. Des politiciens de droite d'Europe, dont certains de Grande-Bretagne, se sont réunis à Washington, clignotant des casquettes Maga et des sourires idiots. Pendant ce temps, les images des milliardaires technologiques Mark Zuckerberg, Jeff Bezos et Elon Musk, stratégiquement placés devant le propre cabinet de Trump lors de l'événement, ont été un sombre rappel de la puissance croissante des oligarques. Pour un jeune homme déçu, aux prises avec la stagnation économique et l'apathie politique, le retour de Trump peut sembler une vision stimulante.
Mais cela fait-il partie d'une tendance plus large? Les jeunes hommes passent-ils vraiment à l'extrême droite, comme le suggèrent certaines études? Et qu'en est-il de la Grande-Bretagne, où le travail a obtenu un glissement de terrain il y a seulement six mois?
Aux États-Unis, les tendances de vote des élections présidentielles en 2024 indiquent une dérive vers l'extrême droite chez les jeunes hommes. Blanc, classe ouvrière, Gen Z Men – pour la plupart moins bien éduquée – a massivement soutenu Trump, avec 67% de vote pour lui. En revanche, les femmes de Gen Z de la classe ouvrière blanches étaient plus susceptibles de voter démocrate (47%).
Cette polarisation politique chez les jeunes ne se limite cependant pas aux États-Unis. En Grande-Bretagne, malgré un glissement de terrain dans les élections de 2024, la droite populiste, dirigée par Nigel Farage, a gagné du terrain, en particulier chez les jeunes hommes.
