« Le changement environnemental ne nous met pas tous dans le même bateau. Il ne fait qu'aggraver la tempête dans laquelle vous vous trouvez. »
Les organisations caritatives ont uni leurs forces pour mettre en lumière le lien croissant entre le changement climatique, la pauvreté et la faim, avertissant que l'action environnementale doit aller de pair avec la justice sociale.
Trussell, une banque alimentaire caritative, s'est associée aux Amis de la Terre pour souligner qu'un avenir plus vert est non seulement vital pour la planète, mais peut également jouer un rôle décisif dans la réduction de la pauvreté et du besoin de banques alimentaires. Loin de constituer des crises distinctes, la dégradation du climat et les difficultés économiques sont de plus en plus étroitement liées et nécessitent des solutions partagées.
L’une des principales conclusions est que le changement climatique fait déjà grimper le coût des produits essentiels. La hausse des prix des denrées alimentaires et celle des factures d’énergie exercent une pression supplémentaire sur les ménages déjà en difficulté. Les chocs environnementaux, depuis la chaleur extrême jusqu’aux violentes tempêtes et inondations, entraînent des coûts soudains et inattendus dont les familles à faible revenu sont le moins en mesure de se remettre.
L’étude conclut que le travail précaire, les logements insalubres et les lacunes du système de sécurité sociale rendent les personnes particulièrement vulnérables aux impacts liés au climat. Par exemple, les inondations peuvent causer des dommages aux habitations, mais les personnes aux revenus les plus faibles sont moins susceptibles de pouvoir se permettre une assurance adéquate. À mesure que le changement climatique augmente la fréquence et la gravité de tels événements, les risques financiers se multiplient, particulièrement pour ceux qui dépendent déjà des banques alimentaires.
Les personnes vivant dans la pauvreté qui ont contribué à l’étude souhaitent des mesures qui protègent l’environnement et réduisent la pauvreté. Ils réclament que leurs voix soient entendues dans la prise de décision, pour une répartition équitable des coûts et des bénéfices et pour un soutien aux coûts énergétiques.
Comme ils l'écrivent : « Le changement environnemental ne nous met pas tous dans le même bateau. Il ne fait qu'aggraver la tempête dans laquelle vous vous trouvez. »
Les organisations caritatives exhortent les décideurs politiques à rendre les maisons plus résistantes aux conditions météorologiques extrêmes, en réduisant les dégâts causés par les inondations, l'humidité et les vagues de chaleur. Ils soutiennent que les investissements dans les énergies renouvelables, telles que les panneaux solaires, peuvent réduire les factures d’énergie, tandis qu’améliorer l’accès aux espaces verts peut rafraîchir les zones urbaines, améliorer la santé mentale et renforcer les communautés.
Ils appellent les décideurs à faire le lien entre le changement climatique et la pauvreté, et à s’engager en faveur d’une transition équitable vers une économie plus verte. Cela signifie créer des emplois verts sûrs, améliorer les transports publics, développer les énergies renouvelables abordables, moderniser les logements pour les rendre plus économes en énergie et protéger et améliorer les espaces verts.
Mettre fin au besoin de banques alimentaires et lutter contre la crise climatique sont souvent présentés comme des défis distincts. Mais comme le soutiennent ces organisations caritatives :
» Mettre fin au besoin de banques alimentaires et lutter contre la crise climatique sont des défis qui peuvent avoir des solutions communes. Cela peut être gagnant-gagnant. «
